Fred Burton nous a quitté

fredFred Burton nous a quitté ce 21 avril 2006. Il a quitté cette vie que pourtant il aimait tant. Il a quitté sa famille, ses amis pour qui il avait tant d’importance. Il a quitté son atelier, où il faisait bon vivre, où tous ses amis se retrouvaient, où il transmettait à ses jeunes élèves de l’atelier « Page Blanche » sa passion de la BD. Son atelier où il a créé Coleman Wallace et Fort Boyard. Ce studio, Stripcheese, qui a vu naître tant de projets, tant d’improvisations, où il a investigué tous les styles, tous les genres, tentant sans cesse de faire reculer ses limites artistiques. Cet atelier où le vin rouge côtoyait l’écoline, où l’on refaisait le monde entre deux phylactères, où l’on dissertait Kierkegaard entre deux blagues de Toto. A ceux qui le connaissaient, il donnait parfois l’impression de savoir tout faire, tout inventer, tout dessiner, dans tous les styles et sur tous les supports. Sa culture était immense et dans tous les domaines. Sa joie de vivre, de rire et de raconter aussi. Ses amis, ses goûts, ses choix artistiques ou littéraires étaient éclectiques et variés. Il aimait avec passion et dévorait la vie. Il l’a fait jusqu’au bout. Mais finalement, c’est elle qui l’a dévoré. Il allait avoir 43 ans. Il n’a pas fini de nous manquer.

Fred Burton

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15 réponses à Fred Burton nous a quitté

  1. Bernard Swysen, sur un texte de Sophie Flamand dit :

    Fred,
    on se connaissait depuis 28 ans. Et crois-moi, ça fait un bail quand on en porte 41. Ça laisse des traces. Mais voilà, tu nous as quitté , tu as quitté cette vie que pourtant tu aimais tant. Tu as quitté ta famille, tes amis pour qui tu avais tant d’importance. Tu as quitté ton atelier, où il faisait bon vivre, où tous tes amis se retrouvaient, où tu transmettais à tes jeunes élèves de l’atelier » Page Blanche » ta passion de la BD. Ton atelier où tu as créé Coleman Wallace et Fort Boyard. Ce studio, Stripcheese, qui a vu naître tant de projets, tant d’improvisations, où tu as investigué tous les styles, tous les genres, tentant sans cesse de faire reculer tes limites artistiques. Cet atelier où le vin rouge côtoyait l’écoline, et où parfois on se trompait de verre, où l’on refaisait le monde entre deux phylactères, où l’on dissertait Kierkegaard entre deux blagues de Toto. A ceux qui te connaissaient, tu donnais parfois l’impression de savoir tout faire, tout inventer, tout dessiner, dans tous les styles et sur tous les supports. A l’époque où on se tapait des coups de soleil invraisemblables parce qu’on se mettait dehors pour modeler nos persos en terre glaise – on avait à peine 17 ans – tu m’avais montré comment dessiner une voie lactée avec un soupçon de gouache et une brosse à dent. Comment à présent regarder un ciel étoilé sans penser : » Tiens, Fred n’a pas oublié sa brosse à dents « . Ta culture était immense et dans tous les domaines. Ta joie de vivre, de rire et de raconter aussi. Tes amis, Tes goûts, Tes choix artistiques ou littéraires étaient éclectiques et variés. Tu aimais avec passion et dévorais la vie. Tu l’as fait jusqu’au bout. Mais finalement, c’est elle qui t’a dévoré. Tu allais avoir 43 ans et tu n’as pas fini de nous manquer.

  2. Stéphane D’haese dit :

    Fred,
    Ceux qui ont eu le triste privilège de vivre tes derniers moments parmi nous, auront été ému par ton courage, ta dignité.
    Il nous sera impossible de te voir autrement qu’avec ta veste en cuir, tes cheveux en hérisson avec cette petite mèche, derrière…
    Et tes éternels jeans.
    Tes rires, tes interminables discussions sur le dernier livre, le dernier film, tes aventures de jeunesse faisaient de toi ce compagnon idéal des soirées entre copains.
    » Est-ce que Fred sera là ? Allez viens, il y aura Fred … » étaient des réflexions qui nous donnaient déjà un avant goût de plaisir, d’amitié partagée, petite lumière de cette grande chaleur que tu pouvais dégager pour les autres.
    Et cela, c’est de l’amour.
    Cet amour dont tu ne prononçais jamais le nom en public et que tu donnais pour Paule, Théo, tes plus proches, tes amis, copains et connaissances.
    Tu n’étais pas avare de sentiments.
    Avec ta maladresse bourrue et tes airs de nounours tu ne pouvais pas cacher un cœur d’or.
    Humble, tu gardais pour toi les problèmes, les zones d’ombre et les soucis.
    Le bout du tunnel que tu commençais à peine à voir ne lâchera pas désormais ses rayons lumineux.
    Désormais tu t’en fous, tu t’en vas à la fin d’un hiver interminable pour nous laisser, en souvenir, l’éclatement des fleurs de ce nouveau printemps, comme un dernier cadeau, une dernière boutade.
    Le verre constamment rempli que l’on vidait avec toi n’aura plus la même saveur mais tu seras toujours là.
    Ton sourire et toi.

  3. Jung dit :

    Je suis profondément choqué par cette très triste nouvelle.

  4. Alain Maury dit :

    C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris hier que Fred nous avait maintenant quitté. Merci d’avoir écrit ce texte émouvant sur le site qui lui est consacré.

  5. Yves Burton dit :

    Un tout grand merci à tous, sa grande famille de ses amis et sa petite famille qui ont su bien entourer Frédéric ; je ne parviens pas à dire Fred ; Vous tous vous avez été sa vraie famille. Je pense à la peine que vous ressentez. Je pense à Paule qui l’a soutenu jusqu’au bout, je pense à Théo qui va avoir besoin d’aide, je pense à vous tous , ses vrais amis. Vous avez toute ma reconnaissance. Il était bien avec vous. Spécialement un grand merci pour le texte que vous avez mis sur son site; Il aurait certainement aimé.

  6. Bruno Di Sano dit :

    La nouvelle m’attriste beaucoup ! J’ai eu l’occasion de dédicacer avec lui et le texte ci dessous reflète vraiment son image. Que la vie est parfois injuste…

  7. Lorelei dit :

    Comme un coup de vent, tu as disparu, apportant à tous du chagrin et des larmes. Je pensais qu’il y avait un moyen de te guérir mais non, tu as du mourir… Frédéric Burton, tu resteras toujours dans nos coeurs.

  8. Nicolas Anspach dit :

    J’avais poussé une fois la porte de son atelier, passant par hasard devant… C’était un homme très chaleureux. Je le savais malade depuis quelques mois. La vie est injuste, se battre pendant autant de mois – à quarante balais – pour quand même être confronté à cette issue fatale… Mes pensées vont à ses amis et ses proches.

  9. Anne-Claire Gathoye dit :

    Quel choc!! Je me souviens encore parfaitement de la soirée que j’ai passée dans l’atelier de Fred il y a quelques années. Je suis vraiment touchée par cette triste nouvelle… Merci de m’avoir permis de rencontrer cet homme dont je garde un souvenir infiniment sympathique et généreux!

  10. Jean Wacquet dit :

    J’ai été absolument bouleversé par la disparition de mon ancien partenaire de BD. J’y pense quotidiennement. Soleil s’est associé à moi pour témoigner notre tristesse lors de ses obsèques. Saloperie de maladie.

  11. Dimitri Piot dit :

    Voici des projets bd où j’ai apporté une infime collaboration: Tel que trauma, où il m’avait demandé de faire la mise en couleurs (c’était pour rendre service le temps qu’il présente le projet à l’éditeur). Quand à l’autre je ne sais plus le nom. Le projet était scénarisé par Patrick Delperdange, ça avait été présenté comme un manga à l’Européenne. Pour l’emmerder j’appelais ce projet le Belga (un surnom pour designer leur idée du manga à la Belge). Dans ce cas-ci, je n’ai réalisé que l’effet de trame grise, mon intervention était là aussi, pour rendre service, le temps qu’il trouve quelqu’un pour faire ça à plein temps. Ce serait bien de faire profiter son travail aux internautes et à l’entourage qui appréciait son talent. Et puis, je suis emmerdé de savoir que j’ai ses planches sur mon PC sans pouvoir en faire profiter personne.

  12. Thierry De Greef dit :

    Je me souviens de ce jour où j’ai eu peur, où j’ai vu la peur s’inscrire dans le regard des hommes en blouse blanche et entendre leur bouche me dire que tout allait bien.
    Et toi Fred comment étais-tu? Toi, comment étais-tu?
    Je n’en ai rien su et je culpabilise d’être vivant deux fois.
    Je culpabilise Fred, de ne pas avoir su garder, ni regarder, ni entrevoir.
    Voilà. Tout est dit.
    J’ai tout appris de toi, que la peinture à l’eau, c’est bien plus beau.
    Que le crayon n’est pas un outil, c’est le prolongement d’un être.
    Et puis je me suis éloigné, imperceptiblement, égoïstement. Lentement
    d’abord, puis j’y ai mis la distance, la vraie, celle de l’océan, celle que que l’on croit réelle et excusable.
    Malgré cela, une fois, on s’est revus, l’un de l’autre bout du monde et toi à l’autre bout du tien.
    Ni toi, ni moi ne nous doutions.
    Si j’avais su me semble si commode.
    Si j’avais su n’est en rien excusable.
    Et voilà le temps d’une absence d’une souffrance différée que bien d’autres ont vécu.
    Je me souviens Fred.
    Je me souviens, de cet exposé où tu m’avais aidé.
    Nous y avions pris notre pied.
    Où allons-nous? Que faisons-nous? Qui sommes-nous?
    A l’ombre de Druillet nous avions disserté,
    Arthur C. Clarke nous l’avions confronté.
    Nous avions 16 ans.
    Aujourd’hui, tu sais, et tu me laisses là, tu sais que tu as encore gagné.
    Et je te pleure.
    Le vide est grand et plus sombre que le quasar le plus noir.

  13. Olivier Cinna dit :

    Fred était l’un des hommes les plus courageux que j’ai connu, en cela il a été et restera un exemple pour moi. Jamais lâcher prise voilà ce que j’ai appris à ses cotés.

  14. Jean-Louis Dress dit :

    Merci pour cet émouvant hommage à Fred et sincères condoléances à ceux qui l’ont connu, apprécié et aimé.

  15. Arnaud Hilmarcher dit :

    Cette nouvelle m’a profondément attristé, je n’ai pas eu l’honneur de connaître Fred mais j’appréciais beaucoup ses strips autobiographiques qui témoignaient d’un talent tant graphique que comique. Ce n’est jamais gai de voir partir un auteur, surtout si jeune…

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